Une valeur refuge inattendue ?

L’assouplissement quantitatif en action

Difficile de croire même avec la dernière correction que le marché est sur le point de passer baissier maintenant. La planche à billet tourne encore à plein régime (Q1 et Q2), les taux sont encore sur les plus bas. En économie, avec un site social de trading comme etoro, l’assouplissement quantitatif (en anglais quantitative easing) est une politique monétaire dite non conventionnelle utilisée par quelques banques centrales pour accroître la masse monétaire en augmentant les excédents de réserve du système bancaire. C’est en théorie un environnement porteur pour les actions de loisirs comme les sites de grattage winorama ou les parcs de jeu comme Eurodisney .

Cette politique est souvent appliquée quand les autres méthodes pour réguler la masse monétaire ont échoué (ex:quand le taux directeur, d’escompte ou interbancaire est près de ou égal à 0%). Début nov. 2010, la Fed a décidé d’acquérir aux institutions financières US des titres pour 600 milliards USD pour favoriser la croissance de l’activité économique US. Imaginez Bernanke dans un avion au dessus USA larguant des tonnes de billets, ceux-ci ne tombant que sur les banques… Pas sans risque quand ils prendront fin. La Fed devra éviter un dégonflement rapide des flux de capitaux vers les classes d’actifs (comme matières premières et marchés émergents). Plus gênant sans doute, la Fed, soucieuse de gérer la fin du quantitative easing, ne pourra pas normaliser sa politique monétaire de taux d’intérêt assez tôt pour juguler la volatilité sur les marchés de taux et la remontée des taux longs. Les autorités monétaires US risquent d’agir avec retard (on dira alors que la Fed est «derrière la courbe»), ce que les marchés n’aiment pas trop. Dernière illusion du quantitative easing : l’ascension des indices boursiers. Comment ne pas vouloir voir que les performances des entreprises faisant monter les cours sont le résultat d’une croissance à crédit et que les opérations sur le marché des actions et obligations se financent avec de l’argent facile.

Vous l’aurez remarqué, la monnaie américaine opère un spectaculaire retour en grâce, ce n’est pas seulement du à un accès de faiblesse de l’euro pour cause de crise. Voici un graphique pour couper court aux rumeurs qui prétendent que si le dollar monte, le marché baisse au même moment, même si c’est souvent le cas il y a des périodes plus ou moins longues où la devise et le marché suivent la même direction.

Sans titre 1

Il faut savoir que plusieurs phénomènes se conjuguent pour doper le billet vert, les hedge funds (fonds spéculatifs), obligés de liquider leurs positions, sont à la recherche de dollars, et donc, dans un univers de plus en plus incertain, affaiblissent l’euro.
Les investisseurs privilégient les valeurs sûres et achètent souvent en masse des bons du Trésor américain ; les perspectives de récession en Europe et donc de baisse prochaine des taux directeurs de la BCE * https://twitter.com/LefrancLouis1
La force du dollar correspond avant tout à des « phénomènes de marché » transitoires. L’impossibilité pour les opérateurs internationaux de trouver des crédits auprès des banques américaines les a obligés à se tourner vers les marchés des changes. Une fois passé ce cap, le dollar risque fort de retrouver sa tendance baissière antérieure, notamment en raison du creusement des déficits publics américain.

 

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